Un chapitre, un badge
Le badge se remplit morceau par morceau, deux morceaux pour chaque compétence du chapitre, sur plusieurs jours. Une bonne réponse trouvée seul ajoute un morceau. Une erreur ne retire jamais rien.
C'est comme ça qu'on apprend. Dix minutes de maths par jour, sans note ni classement, avec des badges qui se méritent et une mémoire qui s'entretient.
Beaucoup d'élèves survolent un chapitre, filent vers le suivant, puis ont tout oublié le jour du contrôle. Ici, c'est la profondeur qui rapporte.
Le badge se remplit morceau par morceau, deux morceaux pour chaque compétence du chapitre, sur plusieurs jours. Une bonne réponse trouvée seul ajoute un morceau. Une erreur ne retire jamais rien.
Sans révision, le palier retombe d'un cran, puis d'un cran toutes les deux semaines — jamais sous Novice, et le sommet atteint reste affiché. Revenir sur ce qu'on a déjà vu remonte vite.
Chaque badge monte de palier en palier. Le dernier sort du programme : démonstrations, énigmes, histoire des maths. Creuser un chapitre vaut mieux que courir devant.
Sans y revenir, l'essentiel d'une leçon s'efface en quelques jours. Tan pi applique à chaque session quatre résultats solides de la recherche sur la mémoire.
Revoir une notion juste avant de l'oublier, à des écarts qui s'allongent. Chaque révision réussie à temps double la durée de vie du badge : 4, 8, 16, 32 jours.
Cepeda et al., Psychological Bulletin, 2006
Aller chercher la réponse dans sa tête ancre mieux que la reconnaître dans une liste. Un badge ne se gagne jamais sur des QCM seuls.
Roediger & Karpicke, Psychological Science, 2006
Une session mélange les notions : il faut d'abord choisir la bonne méthode. Testé en cours de maths au collège : 61 % de réussite un mois plus tard, contre 38 % avec des exercices par blocs.
Rohrer et al., Journal of Educational Psychology, 2020
Se tromper puis lire une correction expliquée fait mieux apprendre qu'éviter l'erreur. Après chaque réponse, juste ou fausse : la méthode, en deux lignes.
Metcalfe, Annual Review of Psychology, 2017
Ces principes rejoignent les quatre piliers de l'apprentissage décrits par Stanislas Dehaene, président du Conseil scientifique de l'éducation nationale (Apprendre !, 2018) : attention, engagement actif, retour sur erreur, consolidation.
Chaque exercice est rattaché à une compétence des programmes de mathématiques de l'Éducation nationale, de la 5e à la 3e, jusqu'aux exercices type brevet.
Les exercices passent entre les mains d'une professeure de mathématiques, qui garde, corrige ou retire. Un élève peut signaler un doute : au troisième, l'exercice sort du jeu en attendant vérification.
La professeure saisit sa progression annuelle : l'élève voit où en est la classe. Aucun chapitre n'est fermé pour autant — en avance, il peut découvrir librement et gagner de vrais badges, sur trois chapitres à la fois au plus. Il libère une place en allant jusqu'à Confirmé sur l'un d'eux : approfondir plutôt que survoler.
Je bloque : 3x + 5 = 20.
Qu'est-ce qui empêche 3x d'être tout seul à gauche ?
Le + 5 ?
Oui. Que peux-tu faire des deux côtés pour l'enlever ?
Bloqué ? Un tuteur virtuel est là sur chaque exercice. Il pose des questions, relance, fait remarquer un signe oublié.
Il ne donne jamais la solution : la trouver reste le travail de l'élève.
Une réponse trouvée avec son aide ne remplit pas le badge. Elle prépare la suivante, réussie seul.
Dans une session, trois familles d'exercices tournent. Un exercice en contexte ne revient jamais deux fois.
Les gammes du musicien. Des nombres tirés au sort, une réponse calculée : on peut les refaire à l'infini, jusqu'aux classiques du brevet.
Des situations du monde réel, avec de vraies données : métiers, sport, cuisine, sciences, actualité.
Les mêmes maths dans l'univers que l'élève a choisi : son sport, sa musique, ses jeux.
Et un peu moins à réapprendre demain.
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